Bienvenue sur Change of Body

Bienvenue sur Change of Body
Bienvenue, chers visiteurs
Ceci est un blog sur ma fiction fantastique

"Change of body" est une fiction du style fantastique.
Résumé : Cette histoire oppose deux personnages, des jeunes filles, radicalement différentes, autant par l'apparence que la mentalité. L'une est rêveuse, modeste, l'autre une vraie "gosse de riche". Elles ne se connaissent pas. Un jour, la rencontre a lieu, de façon plutôt brutale : elles se cognent l'une dans l'autre et perdent connaissance.. Lorsqu'elles reprennent leurs esprits, elles s'aperçoivent qu'elles ont échangé corps et vies... Commence alors une quantité d'ennuis ...




Fonctionnement du blog :
Je posterai environ 2 chapitres chaque week-end, peutêtre un le mercredi, selon mes disponibilités.
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# Posté le samedi 02 mai 2009 04:46

Modifié le samedi 09 mai 2009 16:24

Sommaire du blog

Page 1 :
Page de bienvenue
Sommaire
Personnages principaux
Chapitre 1 : Quand le c½ur a mal...
Chapitre 2 : Liens de famille


Page 2 :
NEW ! Chapitre 3 : Séduction
NEW ! Chapitre 4 : Too fast

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# Posté le samedi 02 mai 2009 05:54

Modifié le dimanche 03 mai 2009 03:21

Personnages

Personnages
Tania : 15 ans, arrogante, peste, gâtée, superficielle.
Alice : 15 ans, rêveuse, musicienne, romantique. Sort d'une déception amoureuse, est très fragile.

/ Crédit photos : Tania -> Emma Watson, Alice -> Ashley Olsen /

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# Posté le samedi 02 mai 2009 06:51

Chapitre 1 : Quand le coeur a mal..

Chapitre 1 : Quand le coeur a mal..
« Qu'as-tu fait de nos heures
Qu'as-tu fait de nos heures précieuses ?
Maintenant souffle
Le vent d'hiver
Dans ma jeunesse
Il y a des beaux départs
Mon c½ur qui tremble
Au moindre regard »
Carla Bruni, "Ma jeunesse"



Alice, parc municipal
- Mince.

Alice reposa sa guitare et se mordit la lèvre. Depuis trois heures, elle était installée sur un banc du parc municipal, essayant d'écrire un couplet sur sa nouvelle composition.

- Un couplet, ce n'est pas grand-chose...

Aujourd'hui, l'inspiration ne lui venait pas. Elle était pourtant au milieu de la nature, lieu où elle passait le plus de temps, là où elle se sentait vraiment bien. Elle soupira doucement et remis en place ses longs cheveux bouclés.
Elle décida de s'interrompre quelques minutes et se mit à observer les passants. Des familles, des personnes âgées, des couples... Alice, à cette pensée, soupira une deuxième fois.

- Les couples, pff, marmonna-t-elle.
Elle tressaillit ; ses souvenirs défilèrent devant les yeux.
- Thomas... murmura-t-elle, ses grands yeux remplis de larmes.

Thomas. Un prénom ordinaire pour une personne tellement extraordinaire, pensa-t-elle.
Thomas et elle étaient en couple depuis 7 mois. Alice n'avait alors jamais été aussi heureuse. Ce grand brun âgé de guère plus qu'elle était tout pour elle. Il était sa source d'inspiration, son bonheur, son sourire.
Puis, un jour, Thomas lui annonça avec peu de tact qu'il partait en direction de l'Australie. Par conséquent, il la quittait. Alice ne s'en est jamais relevée.
Elle sortit un pendentif de sous sa robe en lin, le pressa dans ses petits doigts. Ses larmes redoublèrent.

- Un mois déjà, putin.

Jamais elle ne se serait imaginée ressentir une telle douleur. C'était arrivé comme ça, un choc violent reçu en pleine figure. Comme si Thomas l'avait frappée. Mais c'était quelque chose de beaucoup plus fort que la blessure physique. Quelque chose de surhumain. Elle avait toujours pensé que le lien qui les unissait était magique. Jamais elle n'aurait envisagé qu'il puisse la quitter du jour au lendemain.
Elle prit une grande inspiration, puis deux, puis trois. Elle enroula ses bras autour de ses genoux et laissa ses larmes rouler sur ses joues.



Tania, piscine municipale
- Putin, grouille Léa, tu vois pas qu'on va les louper !
Tania se mordille les doigts, l'air ostensiblement agacée.
- C'est toujours pareil, Léa... ils seront partis !

L'intéressée finit par sortir de la minuscule cabine orange du vestiaire de la piscine. Elle se tortille dans son maillot, visiblement mal à l'aise. Tania lui jette un bref regard et lève les yeux au x ciel.

- Léa, on avait dit quoi ?!

- Un maillot bleu ... ? répond craintivement son amie.
- Exact. Pas noir. Léa, quand on décide des trucs, n'en fait pas qu'à ta tête ! Egoïste, lâche Tania, d'un ton agressif.
- Tania, je te l'ai déjà dit, le bleu me grossit.
- On s'en fout que ça te grossisse ! On a rendez-vous pour que j'aborde des mecs, pas que tu fasse un défilé de tes bourrelets !

Léa se mord les lèvres ; ses yeux s'humidifient. Tania sourit brièvement puis se dirige vers les douches. Elle ouvre le jet d'eau, ferme les yeux, met sa tête en arrière et plaque ses cheveux humides contre son corps bronzé.

- Wow, Tania... lâche d'une petite voix son amie.
Tania lui sourit d'un air satisfait puis fronce les sourcils.
- Mais merde, qu'est-ce que tu fous, douche toi !
- Oui, oui ...
Tania jette un coup d'½il vers le bassin.
- C'est bon. Ils ne sont pas encore partis.
Elle réajuste son maillot, remet ses cheveux en place et rentre le ventre.
- Ca y est ? comment je suis ?
- Merveilleuse, marmonne Léa.
Tania affiche un sourire rayonnant.
- Perfecto.

Elle avance d'un pas assuré vers le bassin, sois sur le rebord, bras en arrière. Un petit groupe de garçons commence à la regarder et siffler. Tania semble rayonnante.
Léa arrive d'un pas mal assuré pour rejoindre son amie. Elle se penche vers elle.

- Dis, Tania... murmure-t-elle, p..pourquoi on vient ici ? Je veux dire, pour ces mecs... Tu...Tu n'es plus avec ton mec ?
Tania hausse un sourcil.
- Si. Et alors ? répond-t-elle, arrogante.
- Heu, non non, c'était juste pour savoir...
Tania la regarda quelques instants puis la gifla.
- Tâche de ne pas me critiquer, susurra-t-elle.
- Non non, je ne te critique pas, murmura Léa, les larmes aux yeux, massant sa joue rouge.
Les sifflements des garçons, de l'autre côté du bassin, se firent plus pressants.
- Reste là, boudin, je vais les voir, annonça Tania, perfide.

Léa resta seule, recroquevillée, sur le bord du bassin. Des larmes amères et brulantes coulèrent sur ses joues.

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# Posté le samedi 02 mai 2009 05:12

Modifié le samedi 02 mai 2009 07:44

Chapitre 2 : liens de famille

Chapitre 2 : liens de famille
Alice, chez elle
- Alice ! Alice !
Des bruits de pas précipités se firent entendre dans le couloir. Alice sourit, posa sa guitare et son sac vintage contre le mur, quitta ses ballerines et se dirigea vers sa petite s½ur.

- Alice ! cria derechef cette dernière, visiblement heureuse.

Sa grande s½ur enfouit son visage dans son cou.

- Mon bébé... murmura-t-elle.
- Ga ?
Alice sourit derechef.
- Mmmh, tu sens bon, Anyssa.
- Alice, complètement fan de sa petite s½ur, plaisanta une voix, depuis la cuisine.
- Mamie !

Alice relâcha l'étreinte de sa petite s½ur et couru vers la cuisine. Sa grand-mère lui fit un large sourire et la pris dans ses bras.

- T'as encore grandi, Alice, marmonna-t-elle.
- Mamie ! Maman ne m'avait pas dis que tu viendrais !
- Tu pensais que j'allais rater ton spectacle de théâtre ?

Alice se mordit les lèvres. Foutu spectacle ! Elle détestait le théâtre. Qu'est-ce qui lui avait pris de s'inscrire à l'audition ? Elle soupira. Pour faire plaisir à sa mère, qui se plaignait qu'elle n'ait pas beaucoup d'amies, elle avait décidé de participer à une activité au sein du lycée. Et voila où ça la menait ! Toute la famille pour lui rendre visite à la pièce de fin d'année – où elle ne tenait qu'un rôle ridicule, cependant.

- Oh, non, mamie, fallait pas...
- Alice ! Sois motivée, un peu !
- Mamie, c'est pas mon truc, le théâtre.
- Ga ?

Anyssa se tenait dans l'encadrement de la porte. La grand-mère la pris dans ses bras et toisa Alice.

- Jeune fille, je suis sure que tu seras époustouflante. Si seulement...
Alice lui jeta un regard interrogateur. La vieille femme reprit :
- Enfin, je veux dire ... Regarde toi, Alice. Tu t'es convertie en hippie ?

Alice cacha son envie de rire et se contempla dans le grand miroir du salon. Elle avait revêtit une fine robe blanche, un grand collier tressé et des fleurs dans ses longs cheveux.
Sa grand-mère marmonna quelque chose qu'Alice n'entendit pas. Anyssa vint galoper autour de la jeune fille. Cette dernière la pris dans ses bras, une nouvelle fois, et vint l'amener dans sa chambre. Elles se posèrent sur le lit ; Alice soupira. Sa chambre. Son refuge. Une chambre entièrement personnalisée par ses soins.
Une odeur douce de vanille flotte dans la chambre au meubles anciens, comme vieillis et délavés par le temps. Partout dans la pièce trônent des fleurs, des plantes, des cactus, de toutes sortes, de toutes tailles. Sur les murs, pas de posters avec des divas aux poses suggestives : seulement des partitions, des photos d'Anyssa, des coupures de journaux. Au fond de la pièce, un très grand meuble en bois sombre, faisant office d'armoire à Alice, débordant de vieux vêtements récoltés dans les friperies, chez sa grand-mère, dans les bourses... Des motifs divers et variés, des fleurs, du beige, du jean, de la grosse laine...
Alice n'avait jamais eu une folle passion pour la mode. Elle se contentait de collectionner les vieilles affaires trouvées ici et là. Malgré les fréquentes moqueries qu'elle recevait au lycée, elle ne s'en souciait pas.
La seule personne qui ne se moquait pas d'elle était sa seule amie, Maria, une nomade qui abordait des tenues les plus extravagantes les unes que les autres. A l'instar d'Alice, elle ne s'en préoccupait pas. C'est ce qui les unissait. Le monde superficiel et exclusif de l'apparence parfaite ne les intéressaient pas. Elles préféraient se concentrer sur leur vraie passion : la musique. Sans pour autant la qualifier de meilleure amie, Alice était très attachée à son amie. Elle la trouvait tellement simple, tellement admirable.

- Alice ! la demanda une petite voix.

Alice sursauta, sortant de sa rêverie. Sa petite s½ur la regardait de ses grands yeux bleus bordés de cils à longueur vertigineuse. Elle avait une brosse et des élastiques à la main ; elle les lui tendit. Alice hocha la tête.

- Tu veux que je te coiffe, hum ?

Pour toute réponse, Anyssa lui sourit de toutes ses petites dents. Anyssa n'avait que deux ans, mais c'était une vraie coquette : elle adorait être coiffée, habillée, pouponnée.
Alice commença à lui coiffer ses longs cheveux soyeux. Sa petite s½ur était vraiment belle : ses cheveux blonds, ses grands yeux, sa bouche en c½ur, elle avait tout pour marquer l'esprit des gens.
Alice soupira. Elle était beaucoup plus banale, en dépit de ses longs cheveux bouclés châtains. Elle interrompit son coiffage, prit sa petite s½ur dans les bras, renifla une nouvelle fois son parfum vanillé et lui murmura :

- Tu es tout ce que j'ai de plus précieux au monde, Anyssa. Tout.

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# Posté le samedi 02 mai 2009 07:27